vendredi 3 octobre 2008

Miroir...


Cela fait un temps…
Un peu plus que longtemps…
que tu n’as pris le temps…
de venir voir,
dans mon miroir…
Vois tu ...
aujourd'hui, j'en ris…
Car …
en fait...
Moi non plus…


L’horloge poinçonne…
Le temps façonne…
Je m’oublie…
Tu t’oublies…
le monde tourne
qu'il vente ou qu'il tonne
On s'éloigne...
On s’oublie…
Vois tu, j’en ris…
L’on s’abandonne…
Et c’est le froid…


Tu erres sans moi…
Je me retrouve sans toi…
Creuse le temps,
nos rides en émoi…
……..
un an...
deux ans...
Plus de seize ans...
Un peu plus que longtemps...
Vois tu, j’en ris…
Toi non plus…


Le temps s’empresse…
Aha …c’est donc la vieillesse…
Dans tes déboires d’un soir,
tu reviens dans le noir…
Cherche dans mes tiroirs,
une histoire, un vieux miroir…
Nostalgique tu en ris…
Mais vois tu…
..............
Moi non plus…


Ce soir …
L’humeur est aux déboires…
Je te regarde…
Tu me regardes…
Je lis en toi …
Mais vois tu....
...................
depuis toujours,
et à jamais...
Toi non plus…


C'est donc la fin,
de l'histoire ...du miroir...
Va t en donc crever…
loin de moi…de mon miroir...
Seul...
comme toujours,
et à jamais...
dans ton mouroir…
02/09/2008

lundi 23 juin 2008

La belle aux abois dormant...




Repartie…
Depuis le temps des larmes,
Non écoulés …
Depuis un moment…
Depuis…
plus d’un an…
Je n’ai pas compté…
Il y a une vie…
Une éternité…
Depuis cette nuit,
Dans les souvenirs,
Réfugiée…
Quand cette vie,
Cavalière infâme
Démence en envie,
Le mal en flamme,
Est venue…
Sur la pointe des pieds
A coup de traîtrise
Répétée …
Acharnée …
Tuer ma vie…
Tuer notre vie…
Dans notre maison
Notre nid…
Dans notre lit…
………………..
Pleure le lis,
A larmes refoulées,
Etranglé,
Dans l’air souillé…
Son blanc devient
Gris…
L’amour devient
Dépit…
Se meurt le lis …
Se meurent …
Mes vers,
Tes rimes,
Notre mélodie…
Se meurt,
Détrônée,
A yeux débridés,
Autour de nous,
Notre magie…
………………..
Oh oui !!!
Elle était belle
La fabulation… !!!
De toi à moi,
De nous à elle …
Elle était drôle,
L’intention…
Les poèmes passion,
La passion en poèmes,
Les chérie …
Les je t’aime…
Mes yeux pour toi,
Tes yeux sur elle…
Et moi aux abois,
Glamour…
Dormant…
Crédule la belle !
……………….
Repartie…
Oui.
Tempête en tête…
Ton amour, l’élu !
Mon cœur l’a déchu,
Ainsi je l’ai voulu
Car vois tu…
Partir …
C’est …
Mourir un peu,
Ici bas…
Loin de tes bras…
Pour revivre ailleurs…
A l’endroit de mon cœur,
A l’envers de ma peur
De t’avoir …
Cette nuit …
A regret connu…
A jamais perdu…

jeudi 29 mai 2008

Coucher de soleil...


Le soleil descend…
Enlace l’horizon…
Me prennent tes yeux…
Penaud …désarmé…
Abondent de rosée,
Mon feuillage asséché …

M’inventent à rêver…
Ta peau feutrée,
Douce pêche
Pastel rosé…
Tes yeux noirs,
Perles rares,
Encore ensoleillées…
Tes cheveux,
Soyeuse coulée,
Sur tes épaules
Timides …mi dénudés

De mes yeux …
Ivres de toi,
En confusion…
Je te suis là,
J’arrose mes désirs,
A volonté…
A profusion…

Je me lève …
Je traîne …
Soul à l’aguet…
De ton odeur,
Ton souffle,
Ton ombre nimbée

Taquine,
Ton rire précède…
Je languis …
Je fonds…
Je cède …
Le coucher en feu,
S’attarde…
Me perd…
M’obsède…

Chaque nuit,
Tu me rends fou…
Amour,
Je te l’avoue…

Des rêves en os et en chair…


Houleux…
Ces regards…
Mortifiés…
Hagards…
Venus d’ailleurs…
D’un monde horreur
Où s’enterrent…
En silence du monde…
A prières sourdes,
A prières vaines,
Les larmes …
Les pleurs …
Où l’on enterre…
Des bouts de vie,
Trempés de boue,
Trempés de sang,
Des rêves en os et en chair…
Des mains sans doigts,
Pointant la terre…
Des bras arrachés…
Mêlés à des cœurs,
Encore vivants,
Battant la terre…
Des corps mutilés,
Des visages sans noms,
Sur une terre…
Pour une terre aux vents,
Nue fragile sans paravents,
A la croisée folle des temps…
Souffle le vent…
Vente la douleur…
Pleut le sang…
Pleure les arbres…
Pleurent les pierres…
Pleure le Thora,
Pleure l’Evangile
Pleure le Coran …

samedi 24 mai 2008

Mes mots ...et Toi...


Pensionnaire…
Chez ma tristesse…
Faubourg Clochards…
Ruelle paresse…
Je prostitue sans cesse…
Mes maux …
Pour des mots…
Des brins de vers…
Crachés entre quelques verres,
Composés à tort
Sonnant de travers…

Sous le lit en guerre…
Le soleil offusqué,
Rayons défaits…
Etouffe ma honte …
Une voix monte …
Tu pourrais…
Tu devrais…
Tu saurais…
Mieux faire …

Regimbent régiment,
Mes douleurs…
Mes tourments …
Mes mots en toi dormant,
Désertent mon présent…
Et toi…
Qui te refuse à moi…
Et moi…
Qui me refuse sans toi…

Je tasse mes vers…
Je casse mes verres…
Sous les revers des mots,
Je masturbe mes maux…
Je gémis…
Cri d’abandon…
Cri d’indécence…
J’étreins…
En vain…
Une ombre…
Sans fin…
Une légion…
Ton silence…
Ton indifférence…

Je m’éteins…
Pantin…
Pâle …
Sans force…
Sans teint…
Le soleil rampe…
Remonte sur mon drap…
Caresse ma tempe…
Mon râle de toi,
Décampe…
La voix enfin…
S’estompe…

Je dors…
Comme un enfant…
Rêvant de toi…
De pétales de rose,
Sur des draps de soie…
De mots magiques sans voix
De mots jardins fleuris
Senteurs œillets …
Senteurs jasmin…
De maux apaisés guéris
Sur tes lèvres mouillés…
Sur ton corps …
Entre tes mains…